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L’institution catholique Béthanie à Chansaye

Après 1945, l’institution catholique « Béthanie » accueillait des enfants à Chansaye, dans une vaste bâtisse, acquise par trois sœurs originaires de la région parisienne.
Dirigée par Mademoiselle Francoille et secondée par ses deux sœurs enseignantes Mmes Thomas et Déesse, l’institution « Béthanie » disposait d’un bureau pour la directrice, d’un dortoir composé de plusieurs chambres (un poêle installé dans le couloir du dortoir distribuait sa chaleur à tout l’étage). Une grande salle de classe et un réfectoire complétaient la structure.
Les pensionnaires (une vingtaine de garçons venus de familles lyonnaises pour la majorité) y suivaient un enseignement primaire. Cependant, quelques enfants du secteur y étaient acceptés comme en témoigne Monique Carret, 7 ans en 1953 et qui habite toujours Poule-Les Écharmeaux à une centaine de mètres de l’ex-pensionnat. Paule Rampon y a enseigné.

Monique Carret, pensionnaire

« Mon frère Georges et moi avons été scolarisés deux ans à Béayethanie (maison que nos ancêtres lointains ont possédée). Nos parents avaient six vaches et fournissaient gracieusement de grandes quantités de lait à l’institution : en compensation, nous suivions (en externes) l’enseignement prodigué par les “dames patronnesses”. À la fermeture de l’établissement, nous avons rejoint l’école du village. »

Paule Rampon, aide-institutrice (1949-1953)

« Je secondais l’institutrice chargée des cours et la surveillance après les repas et dans le dortoir m’incombait. J’accompagnais aussi les élèves en promenade dans le grand bois voisin.
Une servante, la “Toinette” qui logeait au château des Fougères et une cuisinière assuraient l’intendance.
En été, l’établissement libéré de ses élèves, accueillait une colonie de vacances, j’y étais alors surveillante.
Lorsque le pensionnat a fermé ses portes, les propriétaires l’ont vendu et j’ai pu acquérir le piano qu’utilisait la directrice : je garde ainsi un souvenir de cette période de ma vie. »

Patrick Plasse, actuel propriétaire

« Avec ma compagne Annie et nos enfants nous restaurons la bâtisse que nous comptons habiter dès que possible. La cloche du pensionnat trouvera sa place à notre portail d’entrée… un des vestiges de l’époque du pensionnat. »

Geneviève Armanet pour Le Progrès – 09/03/2017

Faire sortir des camps à tout prix

Le panneau commémoratif installé le 18 novembre 2012

Il y a quelques temps Geneviève Armanet nous proposait un excellent article sur l’histoire de l’Hôtel Bancillon.
Dans cet article, elle indiquait notamment : «Pendant la seconde guerre mondiale une cache pour les Juifs avait été aménagée dans la cave de cet hôtel (découverte par Mme Jeandet en 1987). Entre 1941 et 1944, l’hôtel voisin devenu logement était un lieu d’internement pour une centaine de juifs avant d’être colonie de vacances comme en témoigne l’inscription encore visible : Le paradis des enfants.»
Le Samedi 18 novembre 2012, à Chansaye, Michel Mercier et Serge Klarsfeld (absent pour raison de santé) ont rendu hommage à la mémoire des six victimes de la haine raciales, assassinées par les nazis et leurs complices parce que nées juives. Susanne Léo Pollak, dont les parents ont été internés au Paradis des petits et qui y vécue ses 9 premiers mois, était présente.
Voir l’invitation à la cérémonie >>> Logo PDF
C’est un peu de cette histoire qui vous est proposé ci-après.

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