Les chemins contemporains vers Saint Jacques de Compostelle

Le GR7 qui traverse Poule-Les Écharmeaux est emprunté partiellement par des marcheurs qui partent de Cluny en Saône et Loire et se rendent au Puy en Velay en Haute-Loire.
De la capitale religieuse européenne qu’était Cluny vers l’an 1000 jusqu’au sanctuaire marial du Puy en Velay, plusieurs itinéraires susceptibles d’avoir été parcourus par les pèlerins médiévaux ont été identifiées comme quasi certains. C’est par la cité du Puy-en-Velay qu’un manuscrit composé vers 1130 recommande le passage aux pèlerins désireux de se rendre à Saint-Jacques de Compostelle. Il situe ainsi une « tête » de la Via Podiensis, l’itinéraire du Puy-en-Velay jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle. Parmi les itinéraires jacquaires, c’est le plus anciennement aménagé en sentier de randonnée (GR65), dans les années 1970. Il est long de 750 km jusqu’aux Pyrénées et de 1530 km jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle. Il est très estimé par son patrimoine, ses paysages, ses accueils.
Le premier pèlerin d’outre-Pyrénées connu fut Godescalc, évêque du Puy-en-Velay qui fit le voyage vers 951.

Compostelle

Le pèlerinage est né de la découverte miraculeuse faite en Galice vers l’an 800, d’un tombeau. Ce tombeau a été retrouvé par l’ermite Pelayo (ou Pelagius) qui déclara avoir eu une révélation dans son sommeil. Il aurait été guidé par une étoile dans le ciel, d’où une des étymologies avancées pour Compostelle : Campus Stellae ou champ de l’étoile.
Sans autre preuve que la révélation mystérieuse, l’Église locale déclara qu’il s’agissait du tombeau de l’apôtre Jacques, frère de Jean l’évangéliste et premier apôtre martyr de la chrétienté. Les premiers écrits mentionnant la prédication de Jacques en Espagne remontent au VIIe siècle. Ils ont été repris au XIIe siècle et incorporés au Codex Calixtinus. L’apôtre Jacques aurait quitté le Proche-Orient au Ier siècle avec pour mission de prêcher la parole du Christ en occident jusque dans la péninsule Ibérique.
Rentré en Palestine, il fut décapité sur ordre du roi Hérode Agrippa. Recueillie par ses compagnons, sa dépouille fut portée dans une embarcation.
Guidée par un ange, l’esquif franchit le détroit de Gibraltar avant de s’échouer sur les côtes de Galice.
Théodomir, évêque d’Ira-Flavia (aujourd’hui Padrón), reconnut ce tombeau comme étant celui de Saint Jacques en 835 et le roi Alphonse II des Asturies y fit édifier une église.
Il faudra toutefois attendre l’année 1884 pour que le pape Léon XIII confirme de son autorité, dans la lettre Apostolique Deus Omnipotens, l’authenticité des reliques de Saint Jacques faite par l’archevêque de Compostelle.

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Au XIIe siècle, Compostelle s’approprie la coquille
Logo Compostelle                    Coquille de Compostelle

Dans le Veneranda dies, sermon du Codex Calixtinus, on peut lire ceci :
« Les pèlerins qui reviennent de Compostelle rapportent des coquilles, qui signifient les bonnes oeuvres…
Il y a dans la mer de Saint-Jacques des poissons communément appelés vieiras qui ont sur deux côtés des protections en forme de coquilles, entre lesquelles se cache un poisson analogue à l’huître. Les valves de la coquille sont formées comme les doigts d’une main (les Provençaux les nomment nidulas, et les Français crousilles).
Les pèlerins les fixent au retour du tombeau de saint Jacques à leurs capes en l’honneur de l’apôtre comme en son souvenir et les rapportent avec grande joie chez eux en signe de leur long périple.
Les deux valves du coquillage représentent les deux préceptes de l’amour du prochain auxquels celui qui les porte doit conforter sa vie, à savoir aimer Dieu plus que tout et son prochain comme soi-même… les valves qui sont disposées à la façon des doigts désignent les bonnes œuvres dans lesquelles celui qui les porte doit persévérer. Et les bonnes œuvres sont joliment désignées par les doigts, parce que c’est par eux que nous opérons lorsque nous faisons quoi que ce soit.
Ainsi, de même que le pèlerin porte la coquille tant qu’il est sur le chemin de l’apôtre, de même il doit se soumettre aux commandements du Seigneur. »
Traduction Bernard Gicquel, professeur honoraire, Université du Maine

L’itinéraire d’approche du Puy en Velay depuis Cluny

De Cluny à Poule-Les Écharmeaux (col) :
Cette première partie de 55km représente environ une quinzaine d’heures de marche (altitude mini 265m, maxi 712m) et passe par Mazille, Sainte Cécile, Tramayes, Cenves, Saint-Jacques des Arrêts, Chagny, Ouroux, Col de Crie, Mont Saint-Rigaud, Col de Patoux, Propières, Azole.
De Poule-Les Écharmeaux (col) au Puy en Velay :
Cette seconde partie de 260km représente environ 65 heures de marche (altitude mini 262m, maxi 1162m) et passe par Col des Aillets, Col des Ecorbans, Col de la Bûche, Le Cergne, Charlieu, Saint-Nizier sous Charlieu, Pouilly sous Charlieu, Briennon, La Bénisson-Dieu, Noailly, Saint-Romain la Motte, Saint-Haon le Châtel, Renaison, Saint-André d’Apchon, Saint-Alban les Eaux, Lentigny, Saint-Jean Saint-Maurice, Bully, Dancé, Amions, Pommiers en Forez, Bussy Albieux, Arthun, Sainte-Agathe la Bouteresse, Montverdun, Chalain d’Uzore, Champdieu, Curtieux, Montbrison, Saint-Thomas la Garde, Saint-Georges Haute Ville, Margerie Chantagret, Saint-Jean Soleymieux, Montarcher, Estivareilles, Apinac, Leignecq, Cubelle, Valprivas, Châles, Sarlanges, Retournac, Chamalières sur Loire, La Roche en Régnier, Vorey sur Arzon, Lavoûte sur Loire.

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